L’immobilier vu par chaque candidat à la présidentielle

Du 23 avril au 7 mai 2017, les Français seront appelés aux urnes afin de désigner le prochain chef de la magistrature suprême. Suite au débat télévisé riche en rebondissements, les cinq principaux candidats à la présidence de la République Française ne manquent pas de propositions concernant le domaine de l’immobilier.

L’importance du domaine de l’immobilier

Comme à chaque élection présidentielle, l’immobilier fait partie des thèmes majeurs de campagne pour les candidats à la présidence. En effet, les solutions aux problèmes liés à l’immobilier dépendent du pouvoir politique. Ce sujet a, d’ailleurs, fait l’objet de propositions diverses de la part des prétendants à la présidence de la République lors de leurs campagnes.

Investissements locatifs, fiscalités, permis de construire, dispositifs fiscaux, accessions à la propriété, encadrements des loyers, aides financières, du niveau local au niveau national, diverses sont les engagements politiques rythmant la vie immobilière. Et ceci, sans prendre en compte les conséquences indirectes que peuvent avoir ces décisions de loi sur les taux d’intérêt ou sur la construction de logements.

Comparaison des propositions du candidat de la droite et celui de la gauche

Le candidat de la droite, François Fillon, promet de supprimer l’encadrement des loyers et milite pour la baisse des droits de mutation à titre onéreux et un retour à l’exonération des plus-values après 15 ans. Il souhaite également revoir l’attribution des logements sociaux et diminuer le plafond de ressources.

Benoit Hamon, candidat du Parti Socialiste, veut, quant à lui, étendre l’encadrement des loyers à toutes les zones tendues et aussi renforcer les contrôles afin de mieux protéger les locataires. Il souhaite encadrer la profession d’agent immobilier afin d’assurer des droits et des informations aux locataires et aux acquéreurs. Le prétendant de la gauche propose également de porter à 1 milliard d’euros par année les aides à la pierre pour la construction de 150.000 logements sociaux par an.

Les idées potentielles des autres prétendants à la présidence

Durant sa campagne présidentielle, le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a affirmé souhaiter encadrer les montants des transactions pour éviter toutes sortes de spéculations immobilières et mettre en place une sécurité sociale du logement. Il veut concevoir un système de loi permettant à chacun d’avoir, tout au long de sa vie, le droit à un logement issu au minimum du parc social.

Emmanuel Macron, leader du mouvement « En marche », envisage de créer un bail mobilier d’un an pour les contrats précaires en intérim et autres CDD. Afin de multiplier ses chances lors de l’élection présidentielle, il a affirmé vouloir réformer l’impôt de solidarité sur la fortune ou ISF en annulant « la part finançant l’économie réelle » pour en faire un « impôt sur la rente immobilière ».

Enfin, candidate du Front National, Marine le Pen compte regrouper en un seul ministère l’aménagement du territoire, les transports et le logement. Un autre exemple de ses engagements politiques consiste également à simplifier l’accès à la propriété en consolidant les dispositifs de prêts aidés et projette d’instaurer un grand plan d’aide à la construction et à la réhabilitation des logements.